France / USA : Bilan des forces à l’extérieur

Si l’on compare la meneuse phare américaine Ariel MASSENGALE, avec la paire française Esther NIAMKE-MOISAN et Olivia EPOUPA, on arrive à dégager plusieurs caractéristiques qui diffèrent dans leur jeu. Concernant la meneuse US, elle peut se classer dans la catégorie des meneuses typiques des Etats-Unis ; une densité physique intéressante, une vision de jeu hors-normes associée à un tir extérieur efficace. 6 passes décisives en finale des Championnats du Monde (meilleur passeur du tournoi avec 43 réalisations pour un temps de jeu moyen de seulement 22 minutes), le tout ajouté à un 7/10 au tir, dont 3/5 à 3pts, pour un total porté à 20 points. Pas de doute, elle est présente dans les grands moments, et la confiance d’une meneuse de jeu déteint bien souvent sur le groupe entier et le staff technique.

Côté français, NIAMKE finit avec une évaluation a -3 en 25 minutes, et Olivia EPOUPA, la plus jeune du groupe, présente certes un tir plutôt fiable, mais est encore fâchée avec sa main gauche dans la finition, et n’arrive pas toujours à obtenir quelque chose lors de ses pénétrations face aux grandes adversaires. Il faut tout de même signaler qu’elle a été une grande artisane de la qualification française pour la finale avec 18 points et 37 d’évaluation face à la Belgique! Une joueuse en devenir donc.
Voilà donc le constat que l’on pourrait tirer à la mène : les françaises ont le potentiel pour devenir de très bonnes joueuses, l’américaine l’est déjà. La maturité que l’on constatait à l’intérieur se retrouve également à ce poste là côté USA. Satisfaction quand même, les meneuses françaises sont globalement plus rapides que les meneuses adverses, il ne reste plus qu’à y associer les bons choix en fin de course pour qu’elles fassent très mal aux défenses.

Dans les ailes ; les françaises, bien que dominées physiquement, présentent l’avantage d’apporter du danger de partout, suivant la joueuse utilisée. Les drives de STIEVENARD et ses longues jambes créent souvent la panique chez l’adversaire, tout comme ceux de CHEVAUGEON, qui présente en plus l’avantage d’avoir un tir à 3pts fiable, ce qui rend ses choix imprévisibles.
Peu utilisées, PLUST et MERCIER ont fait leur boulot, sortant avec un 3/4 à 3pts à elles deux en moins de 9 minutes.
Pour terminer, l’évaluation de DE ANGELIS portée à 2 en 27 minutes ne reflète pas l’intensité de son travail défensif ; poussant à la faute la plupart de ses victimes. La grande satisfaction à été de la voir tenter des choses offensivement, notamment dans le scoring à 3 points avec un parfait 2/2.
De manière plus globale, les shooteuses françaises sont adroites, mais pas encore toutes créatrices ; nécessitant un jeu d’écrans ou de fixation pour obtenir un tir ouvert.

Côté américain, les rôles sont clairement définis, du classique. Hormis la meneuse, les tirs extérieurs sont pris par LEWIS, dont les faibles qualités athlétiques sont compensés par une adresse intéressante (3/6 en finale, 19/39 lors du Mondial). Les autres sont beaucoup plus dans le jeu en percussion, mais aussi capables de s’arrêter pour tirer en suspension. Ce ne sont par contre pas les joueuses majeures du groupe US, même si elles sont capables d’apporter du danger de par leur puissance et leur maturité à tout moment.

Dans ce secteur encore, l’avantage revient aux Etats-Unis. Leur rigueur associée à leurs qualités en ferait presque oublier qu’elles n’ont que 17 ans. L’interchangeabilité de leurs joueuses est également un atout que ne possède pas l’Equipe de France ; qui présente par contre l’avantage de posséder une joueuse au profil complet en la personne de CHEVAUGEON, que n’a pas les Etats-Unis, où qui n’est pas mis en valeur de par les probables restrictions des…


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