Jérôme Fournier analyse ses choix et les problèmes tactiques rencontrés sur le terrain.
Lorsque nous avons préparé cette finale, nous savions que la seule manière de dominer les espagnoles était de les battre défensivement.
En effet, notre équipe a dominé ses adversaires (y compris la Lettonie même si le score ne reflète pas cette domination) par sa défense intraitable. Une défense construite à la fois sur un REPLI DEFENSIF performant (très peu de CA concédées) ,une DEFENSE dans LES DUELS efficace et enfin un grand contrôle du REBOND DEFENSIF.
Si le dernier point a été respecté les deux précédents ont connu quelques minutes de flottement en deuxième mi temps.
Dès lors, seule une élévation de notre niveau offensif nous aurait permis de prétendre battre notre adversaire ibérique.
Or, l’efficacité offensive n’a pas été présente à l’instar de l’ensemble de la compétition (pas de leader offensif. Aucune joueuse dans les 10 meilleures marqueuses. Défaillance aux LF 55% sur l’ensemble de la compétition.
Faiblesse dans les tirs Longue Distance 28%.
La force de notre équipe résidait dans la profondeur du banc, une défense de fer, une grande discipline offensive, laquelle nous a permis de construire chacun de nos tirs et ainsi de préparer le terrain du rebond offensif.
Contre l’Espagne nous prenons 12 rebonds offensifs contre 7 aux espagnoles. Même si la statistique la plus pertinente en matière de Rebond réside dans le ratio Rebond Off pris sur Tirs manqués. En la matière, nous sommes à 0,24 soit 24% de rebond offensifs pris sur les Tirs que nous avons manqué (LF, 2 et 3 points). Or sur l’ensemble de la compétition ce rapport est de 41%.
Ainsi en plus de quelques moments de flottement au plan défensif, nous n’avons pas eu notre rendement habituel aux RO.
Flottement défensif, absence de plusieurs leaders offensifs, maladresse aux LF et dans les tirs Longue distance, rebond offensif défaillant; autant de raisons qui expliquent notre défaite face à un adversaire qui a su quant à lui trouver son leader offensif.
Toutefois je reste intimement convaincu que nous perdons ce match en défense, nous ne pouvions pas inventer ce que nous n’avions pas. Or notre force était de défendre et nous avons failli sur quelques possessions.
Un entraîneur a dit « OFFENSE EARNS TICKETS et DEFENSE WINS CHAMPIONNSHIP », il avait raison pour les espagnoles. Elles l’ont appliqué à merveille.
Il avait tort pour nous, car nous finissons sans aucun doute avec la meilleure défense (moins de 50 points encaissés contre presque 55 points encaissés pour l’Espagne) mais nous ne sommes que la quatrième attaque (69,7 points contre 82 points pour l’Espagne qui finit…




Bravo à cette équipe qui amputée d’une des ses leaders(Diandra) a réussi cette performance avec 3 jeunes nées en 1992 et une née en 93. Bravo aux filles et au staff technique et médical pour cette brillante performance, résultat d’un important travail en amont
Article très intéressant.
Un reproche (important) : l’ anglais non traduit (earns tickets, required)
Question : Il n’ y a pas de raison que l’ Espagne forme mieux que la France. Quels sont ses secrets?
Il semble que les joueuses soient très fortes au niveau mental ; Elles n’ ont jamais peur de shooter par exemple.
Font-elles des préparations « commandos »?
Les joueuses françaises semblent depuis un an ou deux avoir progressé au niveau responsabilité au tir extérieur. Même avec l’ équipe de Jardel. C’ est dire.
@Patrick Si on le traduit, ça perd tout son charme et son authenticité ^^
Petit question : Les 2 meneuses Françaises qui ont disputées la finale Gandega et Niamke, sont deux joueuses physique avec un profil plutot défensif et au final, la meneuse adverse (Rodiguez) inscrit 21 ou 22 donc, est ce que la taille (et le talent) de Rodriguez (1m80) est-il indéfendable pour des filles certes physique mais plus petite d’une dizaine de centimétre ??